Je définirais d’abord ce travail à travers la couleur noire. 
C’est elle qui l’initie. Cette couleur en est le symbole. Tout simplement, le noir me fascine. Le noir de l’intériorité. Des possibles. Du subjectif. Il touche à l’essence de toute chose. Lui dont les scientifiques disent qu’il n’existe pas. Que l’être humain ne le voit pas. Qu’il n’existe que par ses contrastes. Écrire avec la lumière devient alors un paradoxe.



Voir sans lumière.

De ses nuances naissent des paysages méditatifs, issus d’un inconscient rêvé. Le vide prend place. La solitude s’exprime. Elle, qui nous enseigne à vivre avec l’autre, est nécessaire. La plénitude s’installe. Cette histoire a le rythme de la marche, le souffle du silence et offre un temps pour la pause. La rétine se dilate. La contemplation est invitée. Le magnifique est la porte ouverte à la réflexion, à une méditation du regard. Une quête spirituelle. Le sublime du quotidien est le choix de chacun.

Un acte photographique plus émotionnel que prémédité, racontant le poème d’un pèlerin à travers l’expérience du paysage.
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