Ma Voie du thé
Il y a presque huit ans, je franchissais la porte de la maison de thé de mes maîtres Sôei-sensei et Sôai-sensei, fondateurs de l'école Torian à Méguro, Tokyo. 

Cette rencontre a changé ma vie. 

Initialement, je pensais l’étudier un an afin de l’intégrer au champ de l’art contemporain. 
Au final, je suis resté trois ans pour étudier cette pratique. Ce que j’ai fait avec un grand dévouement. J’eus l’honneur d’assister mon maître lors de cérémonie. Jamais je n’aurais pensé que cela changerait autant ma vie.

De retour en France, j’ai rencontré le maître Kani-sensei, avec qui je pourcuis la voie du thé en France et je retourne au Japon dès que je peux.
Aujourd’hui elle fait partie intégrante de ma démarche artistique et se mêle à celle-ci.
Avec l’encouragement de mes maîtres, j’ai commencé à l’enseigner au Centre Culturel Bouddhique de Rennes. J’organise des cérémonies dans mes expositions et dans des évènents divers.

La cérémonie du thé est aussi un outil permettant de contextualiser une œuvre d’art. Elle offre la possibilité de faire l’expérience d’une œuvre visuelle d’une manière totalement différente, principalement en accordant du temps à la contemplation. Sen no Rikyū, considéré comme le père fondateur de cette pratique, affirmait que le tokonoma (l'alcôve où est exposé un rouleau suspendu) constitue l’élément le plus important de la cérémonie, car il en définit le thème et oriente la discussion.

Le temps au sein de la cérémonie est singulier. Même dans sa forme la plus courte, on passe entre vingt et trente minutes devant une seule image, souvent accompagnée d’un arrangement floral ou minéral. Cette durée prolongée permet une méditation profonde sur le sens d’une œuvre. Jusqu’à présent, je n’ai présenté que mes propres travaux lors de ces cérémonies, mais j’aimerais un jour montrer les œuvres d’autres artistes, que ce soit dans le cadre d’expositions collectives ou même au sein d’institutions muséales.

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